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Les résultats de ventes aux enchères d'Art Primitif en Océanie triés par prix croissant.

<br>Tiki Maori<br>
Nouvelle-Zélande<br><br>

Bois dur, ancienne patine d usage, métal, accidents, restaurations<br>
Hauteur : 107 cm<br><br>

Provenance : <br> - Ancienne collection Josef Mueller, acquis avant 1939, exposé à Solothurn en 1959, - Musée Barbier Mueller, n° d inventaire 5117<br><br>

Personnage masculin debout, les mains posées sur l abdomen, les jambes droites. La tête disproportionnée est constellée de belles scarifications traditionnelles curvilignes couvrant toute la surface du visage, sur lequel se notent de nombreuses traces de mutilation. Les yeux devaient être incrustés de Coquillage serti dans les cavités oculaires. Derrière la ligne frontale, deux trous sont percés, peut-être pour fixer une coiffure. La surface de la pièce est marquée de traces d outils, une ébauche de scarification est visible sur la cuisse droite du personnage, pouvant laisser penser que l objet est demeuré inachevé, cependant, certains détails de la sculpture - le sexe, les rotules et les proportions du buste - montrent que cet objet est très proche du style Maori classique. Il date probablement de la première moitié du XIXème siècle. <br><br>Cette ancienneté se révèle dans le style et dans l aspect de la sculpture, dans la patine du bois et dans la restauration en mortaise et tenon à la jambe gauche, faite à une époque reculée pour un réemploi. De même les clous de fer piqués en divers endroits de la statue sont forgés à la main.<br>
Socle Inagaki, restauré et ayant perdu le cachet d origine.<br><br>
Note : <br> L usage de ce Tiki est indéterminé, il peut s agir d un élément d architecture de type poutokomanawa dont la base et la coiffe auraient été retaillées, ou d une statue indépendante, ce qui est rare dans l art Maori. Trois statues indépendantes sont reproduites par T. Barrow, Maori wood sculpture, pages 43, 44 et 45, elles présentent certains points communs avec notre objet. <br><br>Une autre possibilité serait que cet objet soit un stockade image , l élément supérieur d un poteau de palissade de défense, destiné à effrayer d éventuels attaquants (Barrow, pages 108 à 111).<br><br>
<br>Lance Atakara<br>
Ile rarotonga, Iles Cook<br><br>

Bois dur à patine ancienne<br>

Longueur : 280 cm (110 1/4 in.)<br><br>

Provenance :<br> - 
Ancienne collection André Breton, vente André breton, 42, rue Fontaine, CalmelsCohen, Paris, 17 avril 2003, n° 6140, reproduit<br><br>

Exposition :<br>
André Breton, La beauté convulsive, Paris, Musée National d art moderne/Centre Georges Pompidou, 1991, cité p. 493<br><br>

Exceptionnel grand casse-tête à lame dentelée en bois rouge foncé.<br><br>

Note : <br> Une arme identique de l ancienne collection Hooper est reproduite dans l ouvrage d Anthony J. P. Meyer, Art océanien, Paris, Editions Gründ, 1995, p. 526, n° 607<br><br>
<br>Arme de prestige Maori, Hoeroa
Nouvelle Zélande<br><br>
Os de baleine<br>
Hauteur : 121 cm<br><br>

Provenance :<br>
- Acquise par le Colonel Dunn à la signature du traité de Waitangi le 6

février 1840, du chef Tamati Waka Nene de la tribu Nga Puhi au nord d Auckland<br>
- Ancienne collection James Hooper<br>
- Musée Barbier-Mueller, n° d inventaire 103-000 B<br><br>

Bibliographie : <br>Steven Phelps, Art and Artifacts of the Pacific, Africa and the Americas - The James Hoper collection, 1976, page 59, n° 251, reproduit<br><br>
Ce très important bâton plat, sculpté dans une côte de baleine, est légèrement incurvé sur toute sa longueur. Le sommet, percé de deux trous, permettant d y passer un lien, est orné de beaux motifs évoquant les tatouages Maori.<br><br>
Ces armes de prestige étaient plutôt des insignes de commandement appartenant aux chefs que des armes. Cf. Dumont d Urville, 1827, ainsi que la page de l Atlas du voyage de Dumont d Urville, 1830-1835 reproduit dans Rao Polynésie, Sylviane Jacquemin, Editions Parenthèses page 19 et 72.<br><br>
Les Hoeroa sont particulièrement rares. <br>Ils ont été pour la plupart trouvés dans les régions Nord. Celui-ci a une valeur historique exceptionnelle, en dehors de ses qualités esthétiques.<br><br>
<br>Effigie d ancêtre pour le culte Uli<br>
Nouvelle Irlande du Nord<br><br>

Bois (alstonia), polychromie :<br> blanc, noir, rouge. Fragments de cyprées (cyprae tigris) et opercules de turbo (turbo petholatus)<br>
Accidents, restaurations<br>
Hauteur : 103 cm<br><br>

Provenance : <br> - Collection Lebel, Paris<br><br>

Personnage masculin debout, les bras levés, les mains posées sur la nuque. La sculpture est massive, solidement charpentée, exprimant la puissance de l ancêtre idéalisé représenté. La tête au visage concave-convexe porte une barbe pointue et une haute coiffe composée d un chignon cimier reposant sur la chevelure à deux étages. Les yeux en coquillage sont expressifs; la bouche large, armée de dents, est menaçante. Les cernes des yeux se rejoignent, épousant le galbe du menton.<br><br>
Le torse est cylindrique et les jambes courtes. Un réseau de nattes, qui se recroisent, orne la sculpture, formant des poignées sur les deux faces du torse. Le décor est riche, gravé de motifs géométriques - droites, obliques, triangles- et rehaussé de pigments classiques : rouge, blanc, noir. Certains motifs peuvent avoir été rafraîchis.
Beau « Uli » classique, ayant échappé aux mutilations des missionnaires. <br><br>Presque tous ces objets ont été collectés en Océanie au XIXè siècle par les allemands qui occupaient ces îles appelées alors «Nouveau Mecklemburg» <br><br>
<br>Rare arme de jet Hoeroa<br><br>

De forme recourbée, l extrémité supérieure est percée en deux endroits,<br> sculptée et gravée de motifs décoratifs.<br> La partie inférieure est aiguisée et forme une lame. <br>
Ces armes longues et difficiles à manier sont surtout utilisées comme bâtons symboliques par les chefs. Ce sont des iwi ika, ou os de mammifère marin, et comme tels représentent le domaine de Tangaroa, dieu de la mer. Le terme Hoeroa pourrait signifier une longue pagaie. Les Hoeroas sont rares et surtout trouvées dans la région Northland. Elles étaient essentiellement portées sur mer, tenues droite sans le canoë. <br>
Maori. <br>
Nouvelle-Zélande. <br>
Fin XVIIIe <br>
Longueur : 126,5 cm <br><br>
Références Bibliographiques :
 <br>
Art and Artefacts of the Pacific, Africa and the Americas - The James Hooper Collection, Steven Phelps, Londres, 1976, un objet similaire est reproduit p. 60, planche 28 et décrit p. 415, sous le n° 264.
The Fuller Collection of Pacific Artefacts, Rolang W. Force et Maryanne Force, Londres, 1971, un objet similaire est reproduit sous le no 64515 p. 45.
Te Maori, Maori Art from New Zealand Collections, Sydney Moko Mead, Harry N. Abrams, Inc. New York, 1984, un objet similair est décrit et reproduit sous le n° 38, p. 185. <br><br>
<br />COUPE À FARD IATMUL, <br />MOYEN SEPIKIATMUL PIGMENT BOWL<br />PAPOUASIE-NOUVELLE GUINÉE<br /><br />Bois à patine brune et brillante, <br />reste de pigments ocre et attache en fibre<br />Hauteur: 31,5 cm.<br />$ 23,000-34,000<br /><br />PROVENANCE : <br /> - Charles Ratton, Paris, France<br /> - Collection Madeleine Meunier, Paris, France, avant 1964<br /><br />Cet extraordinaire objet d'art se situant au carrefour de l'objet usuel et de la sculpture sacrée illustre de la manière la plus poétique la fascinante créativité de l'imaginaire papou. Cette coupelle à fard, qui devait servir de réceptacle à pigments pour les danseurs ou les sculpteurs, montre un personnage féminin. Le visage oblong est traité d'une manière très frontale, les yeux formés d'un cercle halluciné, le nez aux narines ourlées, le corps formé d'une cupule aux allures de matrice féconde et nourricière. La vulve ostensiblement sculptée semble accentuer la dimension créatrice qui doit primer dans la représentation d'une grande femme ancêtre, cet être féminin fondateur originel. Les membres repliés autour du réceptacle, de par leur projections quasi phalliques semblent exprimer l'ambivalence et la dualité de l'identité sexuelle originelle explorées et revisitées tant par les mythes fondateurs du bassin du moyen Sépik que par la psychanalyse moderne. Les harmonieuses volutes qui ornent le dos de l'objet évoquent d'ailleurs les peintures d'esprits sur panneau de bois circulaires placées à l'entrée des maisons cérémonielles Iatmul.Cette rarissime sculpture est à comparer avec la splendide coupelle à fard, de moindre dimension (22,5 cm) et plus naturaliste de la collection Friede/Jolika ayant également appartenue à Charles Ratton (cf. New Guinea Art, Masterpieces from the Jolika collection of Marcia and John Friede, Fine Arts Museums of San Francisco, 2005, pp. 232-233 et 236). <br /><br />Le dos de notre spécimen étant plus proche d'une autre coupe à fard, mais cette fois-ci à représentation zoomorphe, provenant de l'ancienne collection Walter Bondy/Arthur Speyer puis encore Charles Ratton. Une deuxième coupe similaire se trouve dans la collection du Metropolitan Museum of Art (#1979.206.1542), collectée dans le village de Yentschenmangua par Max Bohmig entre 1914-1924.<br /><br />
<br />APPUIE-NUQUE SEPIKSEPIK NECKRESTPA<br />POUASIE-NOUVELLE-GUINÉE (Classé en Océanie) <br /><br />Bois à pigments ocre et bleu (Rickett blue), <br />attache en fibres<br />Hauteur: 13,5 cm.<br />$ 34,000-57,000<br /><br />PROVENANCE : <br /> - Charles Ratton, Paris, France<br /> - Collection Madeleine Meunier, Paris, France, avant 1964<br /><br />L'appuie-nuque Sepik de Madeleine MeunierPar Laurent Granier, septembre 2016Si les appuie-nuques à plateforme oblongue supportés par des pieds en rotin sont assez communs dans la région du moyen et du bas Sepik, ainsi que dans la partie inférieure du fleuve Ramu, les appuie-nuques monoxyles de forme ronde ou ovale à représentation de personnages «en ronde» sont en revanche beaucoup plus rares.Nous situons l'origine des appuie-nuques de ce corpus, y compris celui de la collection Madeleine Meunier, dans le bas-Sepik. Si l'on se fie aux données de collecte de l'explorateur prussien Otto Finsch sur des petites statuettes à l'iconographie très similaire1, ce type d'appuie-nuque proviendrait plus précisément de la région de Wewak ou d'une des îles voisines: Guap, Walis ou Kairiru.<br /><br />Il est très difficile avec les objets du Sepik de pouvoir identifier de façon certaine des oeuvres attribuées à une même main, tant la circulation de biens, de coutumes et surtout les échanges de styles artistiques, sont légion entre villages et groupes linguistiques (Mead2, Lipset et Barlow3). De plus, tout en s'inscrivant dans un style local dont ils étaient les gardiens de certains canons, l'habileté des sculpteurs était jugée sur leur capacité à effectuer des variations stylistiques (Lipset4, Craig5)<br /><br />Cependant, suffisamment de points de concordance (forme et décorations distinctives des têtes, forme des bras, des mains se rejoignant, insertion des pieds dans le socle, décorations des frises de plateformes, placement des trous pour cordelette de portage) autorisent à attribuer avec assez de certitude l'appuie-nuque de la collection Madeleine Meunier au même sculpteur que l'appui-nuque du Brooklyn Museum (CUR.87.218.10, Donation Marcia et John Friede). Il est possible que cet artiste ait également produit, mais dans un style un peu différent, l'appuie-nuque du Musée de Tervuren (EO.1979.1.1314). Dans la même lignée, l'appui-nuque du BritishMuseum (BM AN01301327_001_l), celui du Tropenmuseum (RV- 1863-169) et celui alors dans la collection de John Friede (publié dans New Guinea art masterpieces of the Jolika collection puis vendu par le marchand Bruce Frank) complètent la liste des appuie-nuques publiés et immédiatement comparables dans ce corpus si rare et si particulier6.L'ensemble de ces appuie-nuques a pour point commun de figurer quatre représentations d'esprits (parfois une combinaison de figurines d'esprits et de masques, ou bien quatre masques7) qui supportaient et accompagnaient leur propriétaire dans une ronde onirique: mains jointes et jambes fléchies, les figurines d'esprit forment un «cordon» spirituel autour de cette partie si sensible du corps en Papouasie-Nouvelle-Guinée qu'est le crâne de l'utilisateur. <br /><br />Les personnages surveillent les alentours, prêts à bondir aux quatre points cardinaux.Du point de vue de la qualité, l'appuie-nuque de la collection Madeleine Meunier est remarquable par l'équilibre et la finesse de sa sculpture, mais surtout par la diversité des figurines d'esprits qui témoignent de l'ancienneté et de la grande efficacité qui devait être prêtée à cet objet.<br /><br />Notes1 Statuettes ST/985, ST/986, ST/900 et ST/910, objets collectés en 1885 et conservés à l'American Museum of Natural History, New York.2 Mead M., The Mountain Arapesh. An importing culture, Anthropological Papers American Museum of Natural History. [Vol. XXXVI, PART III].3 Barlow K., Dialogics of material culture: male and female in Murik outrigger canoes, University of Minnesota, David Lipset - University of Minnesota, American Ethnologist 24 (11:4-36)4 Lipset D., Dead Canoes, The Fate of Agency in Twentieth-Century Murik Art, Social Analysis, Volume 49, Issue 1, Spring 2005, pp. 109-140.5 Craig B., Living Spirits with fixed abodes, University of Hawaii press,6 Une gravure issue de «Een stilleven met voorwerpen uit het Sepik gebied door Max Fleischer 1861-1930» (Tropenmuseum, inv 822-8) met également en scène un appui nuque tout à fait similaire. <br /><br />Une photographie datant des années 1900 (également conservée au Tropenmuseum, inv: A285-19) présente également deux appuie-nuques de ce style.7 Voir notamment deux exemplaires dans «Oceanic Headrests», Galerie Anthony Meyer, pp. 26 et 27.<br /><br />
<br>Hache cérémonielle <br>

Maori, Nouvelle-Zélande<br><br>

Le long manche décoré d une tête de Tiki grimaçant à l extrémité inférieure, la partie supérieure à laquelle est attachée la superbe lame en néphrite est terminée par un large torse tiki, la bouche grimaçante avec la langue tirée se prolongeant par une tête d oiseau avec un bec pointu et ouvert, les yeux du Tiki et de la tête d oiseau incrustés de nacre, très belle patine d usage. <br>Socle signé Inagaki. <br>N° d inventaire carré 1090.<br>
Longueur : 59 cm<br><br>

Provenance :<br> -
Louis Carré, Paris, 1930-1977.<br><br>

Selon David Simmons (cfr. Douglas Newton et Alji, Te Maori, Maori Art from New Zealand Collections. The Metropolitan Museum of Art, 1984, p. 84) ce type de manche cérémoniel en bois est sculpté pour recevoir la lame en néphrite qui, elle, est considérée comme un trésor de famille ayant son propre nom. Le premier propriétaire de la lame et ensuite ses descendants devenaient chefs de clan. Chaque fois qu un nouveau chef était nommé, un nouveau manche était sculpté et on y attachait soigneusement la lame. Durant sa vie, cette hache était l insigne de son pouvoir, et à sa mort, le manche était détaché et placé à côté de son corps. Ce type de hache est rarissime. Adrienne Kaeppler (cfr. A. Kaeppler, Artificial Curiosities, The Bishop Museum Press, Honolulu, 1978, p. 196) en publie deux ramenées lors du second voyage de Cook en 1772-74 ; une est à Oxford et la seconde à Dublin. Les deux sont de moins belle qualité de sculpture.<br><br>
Nous en connaissons deux autres dans la collection Oldman dont une très proche qui, selon les informations d Oldman, aurait été ramenée également par Cook (cfr. W. Oldman, Skilled Handwork of the Maori, The Polynesian Society, Wellington 1946, plate 22, n° 114).<br><br>