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Les résultats de ventes aux enchères d'Art Primitif en Afrique triés par prix croissant.

<br>Kuba. (R.D. du Congo)<br><br>
Bois. H. 62 cm<br><br>

Portrait de roi paré des attributs monarchiques classiques, traditionnelle coiffe shoody, ceinture principale à trois rangs de cauris, ceinture du secret, bracelets..., assis sur un socle orné d un motif de type ntshuum anyim. Il brandit de la main gauche son ibol; un régime de noix de palme.<br><br>

Bien qu ayant manifestement été quelque peu nettoyée, elle présente encore dans les creux de gravure des traces de tukula avec laquelle elle été enduite, ce qui a contribué à lui donner sa patine brun-clair-orangée. Petits accidents dont certains ont subi des tentatives de restaurations occidentales.<br><br>

Provenance:<br> -
Obtenue vers 1925 d un ancien administrateur colonial en place au Kasaï par les beaux- parents de l actuel propriétaire qui y séjournèrent eux-mêmes jusqu à la fin des années 30.
<br><br>
Noter:<br>
En 1982, faisant un premier point sur l étude des statues royales dans son ouvrage de référence “Art royal Kuba” le frère J. Cornet, alors Délégué Général de l Institut des Musées Nationaux du Zaïre, dressait une liste chronologique des rois successifs et des symboles de règnes qu ils s étaient choisis. Evoquant alors le roi Miko mi-Kyeen qui régna en 1901-1902 en s étant attribué le régime de noix de palme comme ibol, il se demandait alors si le ndop correspondant avait ou non existé, personne n en ayant souvenir à la cour à l époque de son enquête, et aucune copie n en ayant jamais été signalée.
<br><br>
Cette sculpture se situe stylistiquement dans la lignée de celles des rois Miko Mabiintsh ma-Mbull et Kot a-Mbweeky II. De nombreuses convergences permettent d envisager qu elle ait été exécutée quelques années plus tard, par la même main ou du moins par un maître du même atelier apportant quelques innovations dont la principale (qui marquera toutes les sculptures de roi postérieures), est la migration de l ibol dans la main gauche à la place de l épée. Elle a donc toutes les raisons de pouvoir être considérée comme le ndop à ce jour inédit du roi Miko mi-Kyeen, probablement exécuté entre le décès de Miko mi-Kyeen en 1902, et le début de la dispersion du trésor royal par son successeur Kot a-Pey, en 1908.<br><br>
<br>Tête provenant d une statuette représentant le visage d un dignitaire coiffé de la perruque en bourse dégageant les oreilles. Le visage est très délicatement sculpté : les yeux très allongés sont surmontés d une fine paupière et d une arcade sourcilière courbe; le petit nez, légèrement épaté à la base, surmonte une bouche aux lèvres charnues. <br>(Superbe qualité d exécution).<br>
Lapis-lazuli (extrême rareté du matériau).<br>
Voile calcaire. <br>Fragment, superbe conservation.<br><br>

Égypte, XXVIe-XXXe dynasties,<br> probablement IVe siècle av. J.C.<br>
Haut. : 4,5 cm<br><br>

Ce visage de dignitaire appartenait vraissemblablement à une statue-cube montrant le personnage sur son séant, ce qui ferait une statuette haute d environ 12 ou 13 cm, dimensions considérables pour une image en lapis-lazuli. La pièce serait à classer parmi les rares exemplaires connus de minuscules statues votives <br>(comparer Louvre E 27070).<br><br>
<br>Statuette Jonyeleni Bambara Mali, région de Bougouni<br><br>

Bois, métal<br>
Accidents<br>
Hauteur : 48 cm<br><br>

Elle représente une jeune fille nubile dans toute sa beauté. Le corps est élancé, les jambes sont courtes dans une attitude dansante. La tête est fine, coiffée d un chignon en cimier. Les bras détachés du buste sont longs, les mains schématisées. La poitrine est saillante. Au dos, les omoplates sont galbées, la colonne vertébrale inscrite en creux, les fesses en pomme.<br><br>
Toute la sculpture est couverte d une épaisse patine noire croûteuse, suintante par endroits et laissant apparaître de fines scarifications géométriques.
Exceptionnelle statuette d une belle ancienneté, la sculpture est nerveuse et inventive. L expression du visage souriant, illuminé par les yeux de fer, est parfaite. Ces objets étaient exhibés par les nouveaux initiés du «Jo» lors de leur pérégrination dans les villages Bambara, ils servaient à signaler leur nouveau statut d homme à la recherche d une épouse (Bamana 2003, p. 143). Plusieurs statuettes Jonyeleni de ce type sont reproduites dans l ouvrage précité pages 142 à 155 <br><br>
<br>Tête masculine imberbe portant la perruque " bourse ". <br>Les traits du visage sont particulièrement fins.<br>
Une colonne dorsale inscrite de hiéroglyphes présente le nom du dédicant.<br>
Serpentine verte. <br>Partie droite manquante.<br>
Egypte, période Saïte, XXVIème dynastie, vers 550 av. J.-C.<br>
H. 11 cm<br><br>

Provenance : <br> - Ancienne collection G. acquis vers 1950. <br><br>
<br>Baoulé. (Côte-d Ivoire)<br><br>
Bois. H. 31 cm<br><br>
Exceptionnel masque-portrait (mblo) masculin. <br>
La coiffe composée de six petits chignons est ornée d un peigne sculpté à plat sur le sommet. La jointure des sourcils et les tempes sont ornées de clous de tapissier à tête de laiton. Les grands yeux superbement et très finement fendus vers le bas furent autrefois recouverts de plaques de métal, étain, cuivre ou laiton, de même que la bouche qui porte encore deux agrafes. Sous le menton, une fente rectangulaire porte encore le départ d une barbe tressée en cheveux. Les perforations permettant de fixer le costume sont rectangulaires. Très belle patine d usage. <br><br>
Remonte très probablement au XIX° siècle.<br><br>
Provenance: <br> - Offert au père de l actuel propriétaire, qui fut administrateur colonial à Dimbokro, par le chef Jean Diby, chef supérieur des Baoulés de la région de Dimbokro, et descendant direct de Dimbo, fondateur du village de Dimbokro (kro en baoulé voulant dire village).<br> - A figuré à l exposition d Art Ancien Baoulé tenue lors de la foire exposition d Abidjan de 1951. Une photographie de l intérieur du masque présentant l étiquette de l exposition aujourd hui disparue sera remise à l acquéreur.<br><br>
Selon Susan Vogel dans son ouvrage “L Art Baoulé du Visible et de l Invisible”, ce type de masque utilisé lors des danses de divertissement constituerait une des formes les plus archaïques de l art baoulé, les diverses traditions les faisant remonter à des temps immémoriaux, ou aux temps où les ancêtres ont émergé de la terre ou sont descendus du ciel.La simple reprise de quelques lignes de son chapitre consacré aux masques Mblo permet de parfaitement cerner à quel point nous nous trouvons ici en présence d un objet pouvant sans conteste être considéré comme un archétype du genre.“ Plus que toute autre sorte de masque, le Mblo incarne le style sculptural baoulé fondamental..... Les surfaces courbes, bien lustrées, suggérant une peau propre, saine et bien nourrie, sont mises en valeur par des surfaces à la texture délicate...... Les visages sont idéalisés et pensifs, et offrent le front haut de l intelligence éveillée et les grands yeux baissés de la présence respectueuse au monde......les décorations qui surmontent le visage - oiseaux, peignes....- sont choisies pour leur beauté et n ont pas de signification iconographique: barbes tressées, coiffures et scarifications dénotent la beauté personnelle, le raffinement, et le désir d apporter du plaisir aux autres....les masques Mblo étaient le sommet de la sculpture baoulé, sa forme artistique la plus belle.... Les artistes du passé semblent ne s être jamais répétés dans ces oeuvres, probablement parce que ces masques sont des portraits qui représentent des personnes particulières et par conséquent différentes.”S agissant d un masque-portrait provenant de la famille du fameux Dimbo qui dut être un chef important, et compte tenu de l ancienneté et des remarquables qualités plastiques de cette oeuvre, il n est pas interdit de supposer que nous puissions nous trouver en présence d un portrait du fondateur du village.Les masques de ce type, aux yeux et à la bouche plaqués de métal sont rares, et généralement considérés comme les plus anciens. Cette extrême rareté fait que peu de pièces de cette qualité sont apparues sur le marché, on peut citer; le masque autrefois dans la collection Max Rouayroux vendu par Maîtres Loudmer, Poulain et Cornette de Saint Cyr le 6 juin 1973, et le célèbre masque de l ancienne collection Gaston de Havenon vendu par Maîtres Lombrail et de Quay le 30 Juin 1994.<br><br>
<br />FIGURE DE RELIQUAIRE <br />KOTAKOTA RELIQUARY FIGURE GABON<br /><br />Bois, laiton et cuivre<br />Hauteur: 42 cm.<br />$ 17,000-28,000<br /><br />PROVENANCE : <br /> - Collectée par Aristide Courtois, avant 1938<br /> - Collection Madeleine Meunier, Paris, France, avant 1964<br /><br />Belle figure de reliquaire dont le cimier est par ticulièrement élégant. Le motif cruciforme sculpté au revers est remarquable et rare. <br /><br />Elle se rapproche de certaines pièces reproduites par Chaffin (L'art Kota, 1979) dans le groupe 5, n° 31 p. 111 et dans le groupe 6, p.116 n° 34<br /><br />
<br>Songye. (R.D. du Congo)<br><br>
Bois. H.: 25 cm<br><br>
Rare et important petit siège supporté par une puissante figure féminine exécutée dans le style caractéristique d un atelier qui selon les dernières recherches de F. Neyt, trouverait son origine non loin de Kabongo et de la rivière Lomami. <br><br>Les traits caractéristiques de ces oeuvres sont l arrondi des traits du visage, et plus spécialement du menton, la bouche ouverte dévoilant des dents, un cou annelé, des bras à angles droits, l assise tenue du bout des doigts, et des jambes curvilignes. Le bas du dos présente également une scarification très caractéristique. <br><br>Alors que sur la majorité des pièces de ce style, les grands pieds sont figurés à plat sur une base circulaire, l artiste a ici, comme sur quelques autres pièces connues, supprimé la base pour créer des pieds aux proportions monumentales probablement destinés à renforcer la symbolique puissante liée à la cariatide.
L examen du corpus de ce style particulier, révèle sans équivoque que comme pour le fameux "maître de Buli" des Luba, il s agit très vraisemblablement d un atelier au sein duquel il est possible d identifier au moins trois ou quatre mains.<br><br>
Admiratif de l audace créatrice du sculpteur ayant produit une oeuvre de ce type, Wiliam Fagg jugea qu il s agissait de "l oeuvre d un artiste n ayant peur de rien".<br><br>

Cf.: F. Neyt. "Songye" Fonds Mercator, Anvers 2004. page 370 pour un grand tabouret appartenant à la même tradition.
<br><br>
Provenance:<br>
- Ancienne collection Muraille (Belgique) avant 1910 <br><br>
<br />FIGURE DE RELIQUAIRE KOTAKOTA <br />RELIQUARY FIGURE GABON<br /><br />Bois, cuivre et laiton<br />Hauteur: 27,5 cm.<br />$ 11,000-17,000<br /><br />PROVENANCE : <br /> - Collectée par Aristide Courtois, avant 1938<br /> - Collection Madeleine Meunier, Paris, France, avant 1964<br /><br />Belle figure de reliquaire dont la base manque, les yeux sont représentés par des cônes de fer en métal de traite.<br /><br />Au revers est sculptée une épaisse arête fuselée verticale formant une poignée percée de quatre trous de fixation pour des ornements ou pour attacher la figure de reliquaire à un panier. Le cimier est percé lui aussi de trous pour fixer des ornements, le plus souvent des plumes ou des clous de métal. Cette figure de reliquaire par sa facture et sa patine montre une grande ancienneté, sa morphologie, en particulier son cimier et ses pendeloques obliques, la rapproche du style groupe 4 définie par Chaffin (L'art Kota, 1979, p. 104 à 109), et tout particulièrement du n° 30.Par d'autres aspects elle se rapproche aussi de pièces répertoriées dans le groupe 6, le N° 45 p. 128<br /><br />
<br>Makonde. (Tanzanie)<br><br>

Bois. h.: 28 cm<br>
Rare et exceptionnel masque aux traits minimalistes de
forme générale tendant vers l ovale, le front droit ayant en
son centre le point de départ d un grand nez, également
curviligne, fortement proéminent. Le traitement des yeux de
la bouche et des oreilles, le plus souvent également en
courbes subtiles, contribue à l accentuation de l harmonie
générale de l oeuvre. La surface est ornée de motifs pouvant
évoquer deux demi cercles séparés par un axe, ou éventuellement
une forme de cauris. La partie supérieure est
maintenue par des restes de résines ayant pu autrefois fixer
une chevelure.<br><br>
Cette heureuse synthèse d éléments stylistiques, apporte à
cette remarquable sculpture portant encore les restes d uneAncienne pigmentation rouge, un caractère et une expression
d une rare modernité à la fois sculpturale et picturale (au
sens occidental du terme).
Cette forme spécifique rare de masque facial Makonde serait
caractéristique de la production des Makonde de Tanzanie et
correspondrait à un caractère masculin, beaucoup moins
fréquent que les très nombreux exemplaires féminins
recensés dans les collections.<br><br>
Noter: <br> Ce masque est accompagné d une étude spécifique réalisée par
François Neyt Historien de l Art Africain et professeur émérite à l Universilté
Catholique de Louvain, qui atteste l authenticité de ce rare masque qu il date
des alentours des annéees 1930<br><br>
<br>Cavalier Dogon, Tellem
Mali<br><br>

Bois à patine brune granuleuse, accidents et manques<br>

Hauteur : 46 cm (18 in.)<br><br>

Provenance :<br>
- Charles Ratton<br>
- Ancienne collection Gertrud Dübi-Müller, acquis auprès de ce dernier avant 1939<br>
- Ancienne collection Musée Barbier-Mueller, n° d inventaire 1004-16<br><br>

Bibliographie :<br>
- Werner Schmalenbach, Arts de l Afrique Noire - dans la collection Barbier-Mueller, Editions Fernand Nathan, Paris, 1988, reproduit p. 63, fig. 12
- Laure Meyer, Afrique Noire - Masques, sculptures, bijoux, Paris, Editions Pierre Terrail, 1991, reproduit p. 115, fig. 99 et p. 218<br><br>

Exceptionnel cavalier représentant un Hogon, chef religieux, reconnaissable à sa coiffure et à sa petite barbe. Le personnage est assis sur une selle que l on devine à l arrière du fessier rebondi. Les jambes décrivent un mouvement en zigzag, les pieds courts à la perpendiculaire du corps de l animal. Le torse allongé est ponctué d un ombilic rond, la poitrine sculptée en un trapèze modelé. A l arrière est creusé le long pli spinal dans lequel retombe le contrepoids d un ample collier. Les bras coudés se replient à hauteur de la taille, les mains manquant. Le cou tubulaire soutient une tête expressive, le nez est fin, les yeux fendus. La coiffure, constituée de tresses, est ramenée sur le crâne.
Le cheval, traité avec sobriété, est harnaché. Ses membres reposent sur une petite base.<br><br>
Werner Schmalenbach citant Germaine Dieterlen dans son ouvrage Arts de l Afrique Noire, précise : «La coiffure et le collier de pierres plates confirment l origine tellem de cette statuette».<br><br>

Note : <br>Jean Laude, African art of the Dogon - The Myths of the Cliff Dwellers, fig. 46, 47, deux sculptures de même style.<br><br>

An exceptional equestrian statue representing a Hogon, a religious chief identifiable because of his hairstyle and small beard. The figure is seated on a saddle which is just visible behind its rounded buttocks. The legs zigzag at the horse s sides, their short feet perpendicular to them. The elongated torso features a round navel, with the chest sculpted in a trapezoid pattern. The back is marked by a long spinal crease, a voluminous necklace providing a counterweight to it. The arms are folded at the waist ; the hands are missing. The tubular neck supports an expressive head with a delicate nose and deep-set eyes. The hairstyle is constituted of braids fitting close to the skull. Set on a small stand, the horse is wearing a harness, and is treated with simplicity.
Quoting Germaine Dieterlen in his work Arts de l Afrique Noire, Werner Schmalenbach notes that "the hairstyle and the necklace of flat stones confirm the Tellem origins of this statuette".<br><br>
<br>Masque Igala<br>
Nigeria, Région de la Benue, Région d Ankpa<br><br>

Bois à patine noire<br>

Hauteur : 37 cm (14 in.)<br><br>

Provenance :<br> -
Philippe Guimiot, Bruxelles<br><br>

Superbe heaume janiforme aux visages en forme de cœur légèrement concave. Le long nez marqué de striures sépare la face en deux. La petite bouche schématique est traitée en deux rectangles. Les joues sont ornées de scarifications obliques. Les yeux sont signifiés par deux traits verticaux inscrits dans un petit cube en relief.<br><br>
Ce masque, l un des plus importants au sein de l ethnie Igala, symbolise l autorité provenant de l esprit des ancêtres. Sa fonction est essentiellement judiciaire. Il est très certainement l un des plus beaux connus.<br><br>

Note :<br>
- Roy Sieber, Sculpture of Northern Nigeria, New York, The Museum of Primitive Art, 1961<br>
- François Neyt et Andrée Désirant, Les Arts de la Benue - aux racines de la tradition, Editions Hawaiian Agronomics, 1985<br><br>
 <br>Reliquaire Kota MAHONGWE-BWETE Gabon.<br><br> Magnifique exemplaire classique de figure de reliquaire.<br> Reliquaire offert à M. Jean-Victor Augagneur <br>(gouverneur général de l'AEF) <br>par l'un des chefs du village de Batoala (colonie du Gabon) <br>dans les années 1920. <br>Bois, cuivre, laiton. <br>Détériorations à la base, petits manques. <br>39 x 16 cm.<br><br>
<br>Important fragment de tête colossale d un pharaon <br>coiffé d un némès finement strié.<br>
Il porte la barbe postiche.<br>
Il peut s agir d un pharaon de la dynastie des ramessides.<br>
Granit rose. Manque au front.<br>
Egypte, Nouvel Empire, XIXème dynastie.<br>
H : 35 - L : 39 - P : 35 cm<br><br>

Provenance : <br> - Ancienne collection Georges GORSE <br><br>
<br>Baton de commandement ovimbundu 

Angola<br><br>

Le long manche cylindrique avec des seins sculptés sous la tête ainsi qu un collier en relief, le visage allongé, la bouche entrouverte, le nez fin, les yeux insérés de perles blanches tubulaires, belle coiffe en forme de coque à rebords derrière la nuque décorée d un fin réseau de motifs triangulaires striés, percée en son centre pour l insertion, très belle patine d usage. <br>N° 177 inventaire Carré sur le manche, socle signé par Inagaki.<br>
Hauteur : 50 cm<br><br>

Provenance :<br>
- Louis Carré. Paris, 1935-1977.<br>
- Olga Carré née Burel, Bazoches-sur-Guyonne, 1977-2002.<br><br>

Exposition :<br>
- New York, The Museum of Modern Art,<br> African Negro Art. 19 mars-19 mai 1935.<br><br>

Bibliographie :<br>
- James J. Sweeney, African Negro Art, The Museum of Modern Art, New York. 1935, n° 588.<br>
- Walker Evans, African Negro Art. A corpus of Photographs by Walker Evans, New York. The Museum of Modern Art. 1936, n° 468.<br><br>
<br>Sceptre ou haut de canne Dogon
Mali<br><br>
Bois dur, patine croûteuse épaisse
<br>Fentes et petits accidents d\ usage<br>
Hauteur : totale : 63 cm, figurines : 33 cm<br><br>

Debouts sur une tige cylindrique, les deux personnages, un homme et une femme, se tiennent dos à dos, chacun dans la même posture : tête droite, épaules larges, bras plaqués au buste, mains posées sous l\ ombilic, jambes fléchies.
<br><br>
L\ homme barbu porte un torque, la femme porte le même collier et une boucle en fer à l\ oreille droite. Les sexes sont biens signifiés, les mains et les pieds sont digités.
<br><br>
Toute la sculpture est couverte d\ une épaisse croûte sacrificielle dénotant le grand âge de l\ objet et un long usage rituel ; sous la patine, le bois apparent par endroits est dur et sec.
<br><br>
A ce jour, il semble que cette sculpture soit unique (non pas comme figure janus mais comme sceptre ou haut de canne) ; son ancienneté est manifeste - un test de carbone 14 serait sans doute révélateur d\ un âge vénérable.<br><br>
Le rôle et l\ usage de l\ objet demeurent inconnus : régalia ou canne de hogon - on ne sait, en revanche il est certain qu\ un objet sculpté avec tant de finesse et dans un bois si dense ne pouvait être que l\ apanage d\ un haut personnage ou d\ un important sanctuaire.<br><br>
Le style de l\ objet peut évoquer les œuvres naturalistes de la plaine du Seno et de certains ateliers Mossi de la même région et des marches proches du Burkina-Faso ; cependant, nous sommes indéniablement en présence d\ une œuvre dogon et d\ importance, probablement conservée dans les cavernes-hypogées de la falaise à l\ instar des objets très anciens dits Tellem. Pour l\ anecdote, signalons qu\ au catalogue de l\ exposition de Pau en 1961, l\ objet était laconiquement décrit comme un simple bâton orné de deux personnages !
<br><br>
Exposition : <br>Sculptures de l\ Afrique Noire, Pau, décembre 1961 - janvier 1962, n° 29 du catalogue, reproduit planche XI. <br><br>
<br />STATUE KUYUKUYU <br />STATUE RÉPUBLIQUE DU CONGO<br /><br />Bois<br />Hauteur: 64,5 cm.<br />$ 46,000-68,000<br /><br />PROVENANCE : <br /> - Collecté par Aristide Courtois, avant 1938<br />- Collection Madeleine Meunier, Paris, France, avant 1964<br /><br />PUBLICATION : <br />Bénézech A.M., L'art des Kouyou-Mbochi de la République Populaire du Congo.Tradition Artistique et histoire, Thèse d'anthropologie de l'art, Université Paris 1 Sorbonne, 1989, tome 4: p. 571, n° 6Répertorié par Anne-Marie Bénézech comme de style I et provenant de la Likouala-Mossaka au Nord-Congo. <br /><br />Dans sa thèse, elle donne ses caractéristiques:<br /> tête en écusson, bouche ouverte sur des dents élimées et pointues, coiffe en pointe de diamants, tempes et nuques chéloïdes sous la coiffe, bras non scarifiés, collier façon perles, jupette plissée, scarifications du dos en points le long des épaules et de la colonne vertébrale, six anneaux de cheville.<br /><br />Cette statue est toutefois d'une grande qualité et certainement très ancienne. Elle s'apparente à celle rapportée par le Gouverneur Georges Thomann dans les années 1910-1914, (Ader-Picard-Tajan, Drouot-Montaigne, Paris, 16 octobre 1989, lot 89), toutes deux très scarifiées (cf. Falgayrettes-Leveau C., Corps sublimes, Musée Dapper, Paris, 1994: p. 248)<br /><br />
<br>Porte-flèches Luba-Hemba<br>
République Démocratique du Congo<br><br>

Bois à patine brune, métal, traces d huile<br>

Hauteur totale : 107 cm (42 in.) <br>du personnage : 67 cm (26 in.)<br><br>

Provenance :<br>
- Ancienne collection Geneviève Rodier, vente Ader Picard Tajan, Paris, 31 mai 1972, n° 124, reproduit<br>
- Ancienne collection Musée Barbier-Mueller, Genève<br><br>

Bibliographie :<br>
- Douglas Newton Sculpture - Chefs d œuvre du Musée Barbier-Mueller, 1977, reproduit p. 184<br>
- Werner Schmalenbach, Arts de l Afrique Noire, 1988, reproduit p. 269, fig. 174<br><br>
Remarquable porte-flèches sculpté en son centre d une très belle représentation féminine. Le personnage, les mains ramenées sous la poitrine, se tient debout, les jambes fléchies reposant sur une base cylindrique annelée. Un ample réseau de scarifications orne le ventre, marqué d un nombril protubérant, les reins, les omoplates et les mollets. Un motif isolé en losange pare en outre le haut du sein gauche. Les épaules planes supportent un très beau visage au front délicatement arrondi. Les yeux légèrement saillants sont clos dans une attitude méditative. Le nez surmonte une bouche fine et sensuelle.<br><br>
La coiffure d une belle richesse est constituée d un motif traditionnel cruciforme, symbolisant les directions cardinales. Surmontant l ensemble, un trident rehaussé d un décor en chevrons. A la base, une pointe acérée en métal.
« Cet emblème comptait parmi les plus précieux. Il était signe du pouvoir royal, intervenait dans la succession des chefs et était soigneusement gardé dans une case spéciale par des gardiens héréditaires » in. Arts de l Afrique Noire, p. 269.<br><br>
Note : <br> François Neyt, Luba - Aux sources du Zaïre, Editions Dapper, Paris, 1993<br><br>

A remarkable quiver with a very beautiful representation of a woman sculpted in the center. The standing figure has her hands folded under her breasts and her legs braced, and is set on a circular, ringed base. A broad network of scarifications decorates the abdomen with its protruding navel, as well as the waist, the shoulders and the calves. A single isolated diamond motif decorates the upper part of the left breast. The level shoulders support a very beautiful face with a delicately rounded forehead. Her slightly protruding eyes are closed in a meditative attitude, and her nose leads down to a delicate, sensual mouth. Her abundant hair is coiffed in a traditional cruciform pattern, symbolizing the cardinal points of the compass. Crowning the whole is a trident decorated in a herringbone pattern. At the base is a sharp metal point.<br><br>
"This emblem was among the most precious. It was a sign of royal power and played a role in the succession of chiefs. It was kept in a special hut, and the honor of guarding it hereditary.<br>
In : Arts de l Afrique Noire, p.269.<br><br>
<br>Fragment de statuette présentant un buste de pharaon portant le némès <br>et inscrit sur un cartouche au nom d'Osorkon II «Ousimaré l'élu d'Amon». <br><br>Le visage est d'une très grande finesse et est assez réaliste <br>Bronze à patine brune lisse. <br>Les bras, manquants, étaient rapportés <br>par un complexe système de tenons et mortaises <br>Egypte, Troisième Période Intermédiaire, XXIIe dynastie, <br>période d'Osorkon II, 874-850 av. J.C. <br>H: 11 cm <br><br>- Ancienne collection Monier avant 1940.<br> <br>Publié: <br>J. Yoyote, «Petits monuments de l'époque Lybienne», 1971, tome XXI revue Kémi Publié: «Tanis, l'or des pharaons», Paris, 1987, p 88. Marsha Hill, "Royal Bronze Statuary from Ancient Egypt", 2004, p 155 n° 11. Ancienne collection Gayer-Anderson, avant 1914. Vente Sotheby's New York, 15 avril 1942, n° 251.<br><br>
<br>Visage de la déesse lionne Sekhmet.<br>
Les poils du mufle sont indiqués par de larges cannelures. <br>Fragment d une statue monumentale, <br>peut-être dédiée au temple de Mout à Karnak.<br>
Grano-diorite.<br>
XVIIIe dynastie.<br>
Hauteur : 21,5 cm<br><br>
<br>Teke. (Congo)<br><br>
Bois. H. : 35 cm <br>ca fin XIXème début XXème siècles<br><br>
Très rare statuette à fonction magico-religieuse figurant un personnage assis, les mains posées sur ses genoux, l abdomen creusé pour abriter une charge magique. La tête de proportion surdimensionnée est surmontée de la double coiffure, imwu et mupani , et les yeux incrustés de boutons d origine européenne. <br><br>
Cette remarquable sculpture synthétise les éléments fondamentaux des Types 2 et 3 de la classification établie par Raoul Lehuard dans son ouvrage "Les Arts Bateke"Arnouville 1996 pp 250 à 259. On notera sur cette statuette le talent de l artiste qui a conçu le corps de son oeuvre en suivant un jeu de courbes et contre-courbes exceptionnel et unique à ce jour dans le corpus recensé de la statuaire Teke. Petits accidents visibles au niveau des pieds,le sexe est rapporté,probablement après que l original ait été victime d une fracture comme des traces anciennes peuvent le laisser supposer sur le pourtour de l orifice ayant été pratiqué pour mettre l actuel en place. Des traces de matériau de type résine sont encore visibles au fond de la cavité reliquaire. Les sculptures de ce type sont d une insigne rareté, les plus connues et publiées à ce jour étant: <br>
- Statuette collectée par Robert Lehuard au village de Mayama en 1924, aujourd hui dans les collections nationales Françaises, et exposée au Pavillon des sessions du Musée du Louvre. <br>
- Statuette des collections du Musée d Ethnographie de Genève. <br>
- Statuette des collections du British Museum, Londres <br>
- Statuette du Rijksmuseum Kröller-Müller. Pays-Bas <br>
- Statuette actuellement dans la collection de la famille Robert T.Wall.USA. <br><br>Celle-ci se trouve donc être une des seules, et probablement des plus importantes encore en mains privées. <br><br>
Provenance : <br> - Collectée par un père blanc qui parcourut l Afrique dans les premières années du XX° siècle, et conservée jusqu à ce jour dans la famille.<br><br>
 <br>Statue stélophore acéphale portant un pagne à pans. <br>Elle est gravée d'une longue inscription hiéroglyphique sur la stèle et la base, ainsi que sur la colonne dorsale. Cette inscription est un appel à Ptah, patron de Memphis, le priant d'accorder des offrandes alimentaires au propriétaire de la stèle, un prêtre memphite nommé Padiaset, dont le signalement est suivi par la mention de son ascendance. La colonne de l'appui dorsal mentionne à nouveau le propriétaire, alors que celles sur les tranches de la stèle signalent chacun un fils: Ptahchepses à droite et Ptahhotep à l'opposé, le premier étant explicitement présenté comme le/un dédicant du monument. Il est assez rare de trouver une statue stélophore à cette période. Grano-diorite. <br>Petit éclat à la base. <br><br>Égypte, XXVIème dynastie, 664 - 525 av. J.-C. <br>H.: 21 cm; L.: 8,2 cm; P.: 11 cm <br>En cours de publication<br><br>
<br>Soninké / Djennenké / (Dogon)<br>

Mali. ca 13°-14° siècles<br><br>
Bois. H. 82 cm<br><br>

Importante sculpture masculine debout, le corps nu, <br>dans une belle attitude sinueuse, le profil marqué par le puissant alignement des volumes du visage, de la poitrine et de l abdomen, les bras plaqués le long du corps, les mains reposant sur le haut des cuisses. 
Le personnage porte un collier de larges perles, plusieurs rangs de bracelets aux poignets et une haute coiffe en ogive. La zone temporale entre l oreille et l oeil est marquée de trois rangs de grosses scarifications.
Forte patine huileuse attestant d un long usage dans un lieu de culte, accidents et manques visibles.<br><br>
Provenance: <br> - Acquise de René Rasmussen.<br><br>

Références bibliographiques:<br>
J.Kerchache & V.Bouloré : “Sculptures” Musée du Louvre, Pavillon des Sessions. R.M.N. 2000.
H.Leloup : “Statuaire Dogon” ed Amez. 1994.<br><br>

Cette rare et importante sculpture s inscrit dans un minuscule corpus d objets dont les plus célèbres représentants sont la sculpture de l ancienne collection Loeb acquise par les Musées Nationaux en 1977 (Vente Maîtres Loudmer et Poulain du 3 Décembre 1977 lot n° 7), faisant aujourd hui partie de la sélection présentée au Musée du Louvre en préfiguration du futur Musée du Quai Branly, et celle de la collection Barbier-Mueller figurant au catalogue de l exposition à la Fondation Mona Bismarck. <br><br>
Monsieur Vincent Bouloré, dans l article qu il consacre à l ancienne statue Loeb dans le catalogue du Louvre aboutit à la conclusion que seules environ six pièces peuvent être attribuées à ce groupe. <br><br>
Celle-ci, apparemment encore inédite à ce jour vient compléter le panorama que nous pouvons avoir de la production de cet atelier.<br><br>
Longtemps attribuées aux Dogon, les sculptures de ce style ont à la lumière des découvertes archéologiques dans le delta du Niger et de leur manifeste parenté stylistiques avec les terres cuites de la culture dite “de Djenné” (attitudes, parures...) été attribuées aux Djennenké. <br><br>

Il semblerait aujourd hui qu il faille en chercher la création chez les artistes Soninké ayant cherché à représenter ainsi des fondateurs. <br><br>
Cette théorie d une antériorité de ces sculptures à l arrivée des Dogons dans la région s est trouvée confirmée par les mesures du Carbone 14, la sculpture du Louvre étant datée du 13° siècle, celle de la collection Barbier-Mueller du 14°. 
Malgré quelques différences logiques, un faisceau de convergences stylistiques et iconographiques permet d envisager que cette sculpture puisse être de la même main que celle de l ancienne collection Loeb, et donc attribuable à l  “artiste remarquable qui pourrait être nommé le “Maître Soninké de la collection P.Loeb”” pour reprendre l expression de M. Bouloré dans le catalogue du Louvre.<br><br>
Toutes les pièces appartenant à ce minuscule corpus présentent des dommages divers et toutes ont subi les outrages du temps au niveau des traits du visage les rendant le plus souvent difficiles à “lire”. <br><br>
Celle ci n ayant pas échappé à la règle, un de ses précédents propriétaires à pris le parti de faire pratiquer quelques rebouchages (apparemment réversibles), principalement visibles de l arête du nez, à l extrémité de la barbe.<br><br>
<br />TÊTE KUYUKUYU <br />HEAD RÉPUBLIQUE DU CONGO<br /><br />Bois<br />Hauteur: 28.5 cm.<br />$ 23,000-34,000<br /><br />PROVENANCE : <br /> - Collecté par Aristide Courtois, avant 1938<br /> - Collection Madeleine Meunier, Paris, France, avant 1964<br /><br />PUBLICATION : <br /> Bénézech A.M., L'art des Kouyou-Mbochi de la République Populaire du Congo. Tradition Artistique et histoire, Thèse d'anthropologie de l'art, Université Paris 1 Sorbonne, 1989, tome 4, p.602 n°30.<br /><br />
<br>Bois dur, ancienne patine d usage accidents et manques, collages<br>

Hauteur : 55 cm (21 3/4 in.)<br><br>

Provenance :<br> -
Collection Charles Gossen, médecin de la Marine (1886-1988)<br><br>

Importante statue d ancêtre masculin pour le culte du byéri, destinée à être fixée sur une boîte reliquaire en écorce par le trépied vertical sculpté au dos. Debout le corps cylindrique, les bras courts sont légèrement détachés du buste, les mains digitées sont jointes à hauteur du sternum, les jambes musclées et les cuisses schématisées sont représentées en position fléchie. La tête porte une haute coiffe en casque à trois côtes terminée par un couvre nuque. <br><br>Le visage en cœur sous le large front bombé exprime une profonde sérénité, il a les yeux mi-clos, un nez épaté triangulaire et une large bouche armée de dents dont la forme curviligne épouse l arc du menton. Le cou puissant est érigé dans l axe du buste long où sont figurés les seins en virgule. De l ombilic saillant en cône s élève une large scarification quadrillée. <br><br>Le bas du tronc sculpté en biseau s enfonce dans le bourrelet circulaire des hanches et du fessier. Le sexe est pointu, les pieds ébauchés. Au dos sous le couvre nuque, sont gravés deux petites omoplates de part et d autre du profond sillon vertébral descendant jusqu au pli fessier.<br><br>
La sculpture en bois brun clair a une belle patine d usage miel, foncée par endroits où elle a été noircie au fer ; des traces de rouge de padouk subsistent sur certaines parties. La taille en facettes est harmonieuse, caractéristique des objets anciens. Des marques de lames de couteau ou de machette visibles sur le visage sont probablement les restes de l usage rituel de cet objet ; dans ces régions, on prononçait des incantations sur les statues importantes lors des cérémonies et l on scandait les mots par des coups secs portés sur les statues ou les masques, ce type d entaille est donc fréquent sur les figures de reliquaire fang et les objets du Gabon en général.
Note : Les byeri de style mvaï sont parmi les plus rares, celui ci vient s ajouter au corpus étudié par Louis Perrois. Il est très proche de la célèbre statue du Brooklyn Museum de l ancienne collection Babott (Perrois, Marseille, 1992, p.64) provenant de la vallée du Ntem, fleuve marquant la frontière nord du Gabon avec le Cameroun et poursuivant son cours le long de la frontière de la Guinée Equatoriale. Avec cet objet il partage la silhouette élégante et la large coiffure à couvre nuque, ainsi que la remarquable assise sur les hanches.<br><br>
Ce byeri a été rapporté en 1915 par Monsieur Charles Gossen, médecin-major de la Marine française, débarqué au sud Cameroun à Kribi lors des combats contre les Allemands. Une photo de février 1915 le montre dans sa chambre avec l objet. Une lettre de sa fille nous précise, d après ces notes de guerre, que les troupes françaises avaient occupé les locaux laissés libres par l ennemi vaincu : la statue pourrait être une prise de guerre, étant donné le peu de temps passé sur place par Mr Gossen, étant donné aussi que le lieu de séjour, Kribi, est très éloigné de la région d origine des Mvaï, beaucoup plus à l est.<br><br>
<br>Statue Boa<br>
République Démocratique du Congo<br><br>

Bois à patine brune brillante, bras droit cassé, recollé<br>

Hauteur : 72 cm (28 in.)<br><br>

Provenance :<br> -
Jean-Pierre Jernander, Bruxelles<br> -
Vente Sotheby s, New York, 8 mai 1989, reproduit n° 90<br><br>

Bibliographie :<br>
Raoul Lehuard, Arts d Afrique Noire, n° 38, été 1981, reproduit en couverture
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Personnage féminin debout, les bras séparés du buste. Les jambes sont puissantes, le torse est décoré autour de l ombilic de scarifications rayonnantes.
Le visage, légèrement concave, est en forme de cœur. Le nez et les yeux sont indiqués par de petites fentes. Les larges oreilles en forme d anneaux sont caractéristiques du style Boa.<br><br>
La statuaire Boa est particulièrement rare et bien peu d exemplaires nous sont parvenus. Il semblerait que ces oeuvres étaient utilisées lors de rites, afin de se protéger de la sorcellerie.<br><br>

Note : <br> Marc Felix, Hundred peoples of Zaïre and their sculpture. The handbook, 1987, p. 17, fig. 4<br><br>