Résultats des ventes aux enchères d'art Primitif et de Numismatique par Gazette-art.com Gazette-art.com, ventes aux enchères Gazette-art.com, auction results
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Les résultats de ventes aux enchères d'Art Primitif en Afrique triés par prix croissant.

<br />FIGURE DE RELIQUAIRE <br />KOTAKOTA RELIQUARY FIGURE  GABON<br /><br />Bois, cauris, cuivre et laiton<br />Hauteur: 35,5 cm.<br />$ 46,000-68,000<br /><br />PROVENANCE : <br /> - Collectée par Aristide Courtois, avant 1938<br /> - Collection Madeleine Meunier, Paris, France, avant 1964<br /><br />D'une ancienneté exceptionnelle cette élégante figure de reliquaire à face concave compte parmi les types de reliquaires les plus rares. Si l'on se réfère au livre de Françoise et Alain Chaffin, elle pourrait être comprise dans le groupe 6, soit un ensemble assez homogène de reliquaires dont le cou est particulièrement long et la base losangée étirée (p. 126 à 129, et en page de couverture L'Art Kota).<br /><br />Le visage est orné au registre supérieur de lamelles horizontales, le bas est plaqué d'une feuille de laiton ornée d'une esquisse de bouche en pointillé.Au revers est sculpté en relief un motif losangé et quadrillé. La patine du métal montre que les plaques et les lamelles sont comme soudées entre elles par le temps et l'usage. Utiliser des cauris pour représenter les yeux est original mais pas unique.En effet, le cauris étant une monnaie, il est un signe de richesse supplémentaire ajouté au reliquaire composé de placages et de lamelles de métal considéré comme très précieux. <br /><br />Cependant les cauris sont plus souvent utilisés comme ornement de bouche ou comme décor frontal (p.217, 209, 205, 102)<br /><br />
<br>Statue Senoufo -
Côte d Ivoire<br><br>

Bois à patine brun noir brillante<br>
Restauration de l oreille gauche<br>
Socle Inagaki<br>

Hauteur : 64,5 cm (25 1/2 in.)
<br><br>
Provenance :<br>
- Ancienne collection Louis Carré<br>
- Ancienne collection Charles Ratton<br>
- Ancienne collection Paul Guillaume<br>
- Ancienne collection Louis Marcoussis<br>
- Ancienne collection Madeleine Rousseau<br>
- Ancienne collection André Fourquet<br>
- Vente Christie s, Collection d un amateur, <br>Paris, 15 juin 2002, n°297, reproduit<br><br>

Bibliographie :<br>
Reproduit sur la célèbre photographie prise au Museum of Modern Art, New York, en 1935 : disposition des objets venus d Europe pour la visite de la douane américaine, avant l installation de l exposition African Negro Art.<br><br>
Importante statue d ancêtre, la stature évoquant les grandes statues Deble. Le personnage masculin se tient debout, les jambes légèrement fléchies dans une attitude de puissance. Le corps est soigneusement modelé : le torse bombé, les bras séparés du corps tracent un bel ovale, le fessier est galbé. La tête dolichocéphale est projetée en avant. Le visage est creusé en forme de cœur divisé en deux par l arête verticale du nez. La surface du bois est marquée par la très belle taille en facettes qui réfléchit la lumière et accentue les volumes de la sculpture.<br><br>

Cette œuvre majeure dans le corpus de la statuaire Senoufo s apparente aux autres chefs-d œuvre ayant appartenu aux collections Chadourne ou Helena Rubinstein.<br><br>
Son parcours historique exceptionnel nous fait revivre les grandes étapes de « l art nègre » et de ses acteurs au siècle dernier.<br><br>

Acquise par Paul Guillaume chez Charles Ratton en 1928, elle figurera à l exposition African Negro Art de New York en 1935 sous le n° 67, avec l intitulé The Paul Guillaume Coll., Paris et une dimension de 22 7/8 in. <br><br>On la distingue d ailleurs très bien dans l angle gauche de la photographie prise pour la visite de la douane, dans les réserves du Museum of Modern Art. Rappelons que ces objets venus d Europe avaient été rassemblés par Charles Ratton, et que Paul Guillaume étant décédé avant l exposition, son épouse Domenica avait confié les objets Guillaume à Charles Ratton.<br><br>
Elle figurera plus tard dans les collections du peintre Louis Marcoussis, puis de Madeleine Rousseau, qui la céda en avril 1953 à André Fourquet.<br><br>
An important ancestor statue, its stature calls to mind the great statues of Deble. This male figure is standing, his legs slightly flexed as if to show his power. The body is carefully modeled, the chest thrown out, the arms held away from the body and forming a beautiful oval, and beautifully curved buttocks. The dolichocephalic head is thrust forward. The heart-shaped face has been sculpted so that it is divided in two by the vertical bridge of the nose. The carved wood is beautifully faceted, reflecting light and accentuating the volumes of the sculpture.<br><br>
<br>Stèle historique de donation au nom de RAMSÈS III. <br><br>Elle est de forme cintrée et est gravée en bas-relief d une scène représentant, sous le disque ailé de Behedet, Ramsès III suivi de son fils, adorant et faisant une offrande d encens à une statue du dieu Amon. <br><br>Ramsès est debout, revêtu d un pagne plissé, coiffé d une perruque flanquée de l uræus ; il offre au dieu une coupelle d encens. Amon est debout, coiffé des deux hautes plumes ; il tient le sceptre Ouas et la croix Ankh. Derrière le roi, de facture plus petite se trouve son fils Ramsès-Meryamon portant un étendard ; il est vêtu d une longue tunique et porte la mèche de l enfance. Les personnages sont identifiés par les textes figurant à leurs côtés. Sous la scène, sept lignes de texte en caractères hiéroglyphiques font état d une donation de terrain en faveur d une statue royale à Pi-Ramsès. "L an 25, le 26e jour du mois de Chemou, sous la Majesté du Roi de Haute et Basse
Egypte, le Maître des Deux-Terres, Ousermaâtre-Meryamon, le fils de Rê, le Maître des diadèmes, Ramsès (III) souverain d Héliopolis. <br><br>Sa Majesté a ordonné qu une donation de champs de 50 aroures soit accordée à la grande statue de Ramsès-souverain d Héliopolis, objet d amour de Rê, favori (?) d Amon. Sa Majesté se rendit au palais qui se trouve dans la Maison d Amon de Ramsès- souverain-d Héliopolis-grand-de-victoires, dépendant du Prince Ramsès-Meryamon, justifié; c est une statue divine (?) sous l autorité de l échanson royal Ramsès-ânkh-neheh justifié... l échanson royal du trésor".
Calcaire blanc.<br>
Dépôt calcaire et coloration brune en profondeur. <br>Cassures et petits éclats visibles, sinon très belle conservation.<br><br>
Egypte, Nouvel Empire, XXe dynastie, <br>règne de Ramsès III, vers 1161 av. J.C.<br>
83 x 47,5 cm<br><br>

Cette stèle s ajoute aux quatre autres stèles de donation de Ramsès III connues à ce jour (Stèles Caire JE 88879 et JE 66612, Stèle Médamoud 5413, Stèle coll. privée Stuttgart).
Le prince Ramsès-Meryamon n était connu aujourd hui que par la liste des enfants royaux gravée dans le temple de Médinet Habou. Ce monument est donc le seul actuellement à montrer une représentation de ce personnage. De plus il est intéressant de noter que le nom du prince, dans chacune de ses mentions, est suivi de l adjonction "justifié", ce qui implique qu il était mort en l an 25 de Ramsès III, au moment où la stèle fut sculptée.<br>
Ancienne collection L. F. (Paris).<br><br>
<br>Appuie-nuque Yaka<br>
République Démocratique du Congo<br>

XIXè siècle<br><br>

Bois à patine marron brillante<br>
Hauteur : 19 cm (7 1/2 in.) <br>Longueur : 24 cm (9 1/2 in.)<br><br>

Provenance :<br>
- Lance Entwistle, Londres<br>
- Ancienne collection Hubert Goldet, vente Ricqlès, Paris, 30 juin - 1er juillet 2001, n° 315, reproduit<br>

Supports de rêves, Christiane Falgayrettes, éditions Dapper, Paris, avril-septembre 1989, reproduit p. 66
Africa - The Art of a Continent, Royal Academy of Arts, Londres, octobre 1995 - janvier 1996, 
reproduit p. 262, n° 4.30b<br><br>

Bibliographie :<br>
- Arts d Afrique Noire, n°31, automne 1979, article de Raoul Lehuard, La collection Hubert Goldet, p. 10<br>
- Supports de rêves, Christiane Falgayrettes, éditions Dapper, Paris, avril - septembre 1989, reproduit p. 66<br>
- Africa - The Art of a Continent, Royal Academy of Arts, Londres, octobre 1995 - janvier 1996, reproduit p. 262, n° 4.30b<br><br>
Exceptionnel appuie-nuque Yaka représentant un chien, dont le dos incurvé fait fonction de dosseret. Le socle est constitué de deux demi-cercles, les pattes fléchies accentuant le dynamisme et la puissance de l animal. La gueule entrouverte montre de longues canines, évoquant ici la symbolique de la chasse dont la pratique, exclusivement masculine, est source de prestige.
La perfection de ses formes dynamiques et la magnifique patine de cette œuvre dénote l appartenance de cet objet au trésor d un grand personnage.
Au sein du corpus des appuie-nuque Yaka, celui de la collection Hubert Goldet est très certainement l un des plus beaux, avec celui de la collection du City Art Museum de Saint-Louis.<br><br>

Note : <br> Arthur P. Bourgeois, Art of the Yaka and Suku, Editions Alain et Françoise Chaffin, Paris, 1984
This exceptional example of a Yaka headrest represents a dog whose down-sloping back serves as the neck support. Two half-circles constitute the base ; the flexed paws of the animal accentuating its dynamism and power. The half-opened mouth reveals long, fang-like teeth, here evoking the symbolic universe of the hunt, an activity reserved exclusively for men, and a source of prestige.<br><br>
The powerful perfection of the modeling and its magnificent patina are evidence that this object was a treasure belonging to an important figure. Among the existing examples of Yaka headrests, this one from the Hubert Goldet collection is surely one of the most beautiful, along with that in the collection of the Saint-Louis City Art Museum.<br><br>
                      <p>Grand cimier nimba ou d'mba, baga Guinée <br><br>Bois à patine brune, métal, restauration <br>Hauteur: 115,5 cm <br><br>Monoxyle, cet exceptionnel masque nimba, représente un personnage féminin. Le visage puissant est marqué d'un nez fort, inscrit dans la ligne d'un pli frontal prolongeant la double crête sagittale. Les oreilles en amples « C » sont placées à l'arrière du faciès, celle de droite encore ornée d'une boucle de métal. Un riche décor incisé dans le bois dense, décore la coiffe et le visage, de même qu'un motif en plastron surmontant la lourde poitrine. Double fourche puissante, le buste campaniforme massif était manipulé par les assistants du porteur, afin que ce masque, à la taille et au poids certains, garde son équilibre. Les masques nimba, dont les sorties avaient disparu dans les années 1950, tendraient à réapparaître. Exhibés lors des mariages, des funérailles mais aussi de la fête des moissons, ils aideraient, selon les croyances locales, à favoriser la fertilité des hommes et du sol, qu'ils symbolisent. <br><br>Particulièrement impressionnants, ils étaient presque entièrement recouverts d'un important costume, le regard du porteur étant rendu possible par la présence de deux perforations ménagées entre les mamelles. Le corpus réduit des masques nimba, et leur très grande unité formelle, est en lien directeavec leur utilisation restreinte à la région centre-nord du pays Baga. Précieux témoignage de l'art de Guinée, le masque ici présenté est l'une des icônes de l'art africain.</p>
<br>Singe Mendiant Baoule<br>
Côte d Ivoire<br><br>

Bois mi-dur, tissu<br>
Superbe et ancienne patine d usage<br>
Accidents<br>
Superbe et ancienne patine d usage<br>
Accidents<br>

Hauteur : 73 cm (28 3/4 in.)<br><br>

Provenance :<br> -
Ancienne collection René Gaffé, vente Artus associés, Calmels Chambre Cohen, Guy Loudmer consultant, Paris, 8 décembre 2001, n°25, reproduit<br><br>

Bibliographie :<br>
René Gaffé, En parlant peinture, André de Rache, 1960, reproduit p. 148<br><br>
Importante statue représentant Gbekre. <br>Debout, les jambes fléchies, il tend des deux mains une coupe pour recevoir des offrandes liées aux cérémonies agraires dont il est un des acteurs principaux. La sculpture est particulièrement puissante, la tête au crâne marqué d une crête sagittale formant casque. Le visage projeté en avant a la gueule largement fendue montrant les crocs. Les yeux mi-clos s inscrivent dans de profondes orbites, les sourcils sont marqués en relief, les oreilles circulaires s ornent d un petit tragus, le nez long est droit.<br>
Les membres curvilignes sont musclés, les extrémités, mains et pieds, effilés. Un pagne entoure la taille.<br><br>
La surface est couverte d une épaisse croûte sacrificielle, résidus d offrandes ; dans la matière persistent des traces diverses : sang de poulet, fragments de coquille d œuf, etc. Au mufle et dans la coupe, des restes de repas rituels demeurent.<br><br>
Cette statue de Gbekre est probablement l une des plus imposantes connues à ce jour. Sont remarquables, en particulier, la sculpture de la tête et l expression du regard, ainsi que son exceptionnelle patine sacrificielle. La puissance des mâchoires évoque le singe cynocéphale babouin dont l aspect agressif anime l imaginaire et les fantasmes des légendes de la brousse, à la fois craint pour les crimes dont on lui fait porter la responsabilité (meurtres et viols) et respecté pour sa force et son intelligence. L absence de queue de cette espèce accentue l anthropomorphisme de la sculpture ; on ne sait pas vraiment s il s agit d un singe homme ou d un homme portant un masque de singe.<br><br>

Note : <br> À comparer au singe de l ancienne collection Herbert et Nancy Baker, vente Loudmer, Paris, 28 juin 1990, n° 46<br><br>

Consulter Corps sculptés, corps parés, corps masqués, Chefs-d œuvre de la Côte d Ivoire, Paris, 1989, voir le n° 52, p. 75 et sa notice : « Gardée en dehors du village sous une hutte construite dans un lieu consacré aux Amu, la statue était censée incarner la force de l animal dévastateur des cultures et protéger le village contre les mauvais esprits. En des circonstances déterminées, tels les premiers jours de lune ou à la période des semailles, le devin qui gérait ce culte déposait sur la tête et dans la coupe tendue par le génie, œufs, sang et viande de poulet ou de bœuf, morceaux d igname, vin, bouillie de kola, ce qui explique la belle patine croûteuse qui recouvre ces statues. »<br><br>

Voir aussi Susan M. Vogel, African Art Western Eyes, New York, Yale University, 1997, pp. 41, 224, 225 et 235, plusieurs statues de singe recouvertes de patine sacrificielle.<br><br>
<br>Statuette reliquaire Holoholo<br>
République Démocratique du Congo<br><br>

Bois à patine brun foncé rouge, perles de verre, graines<br>

Hauteur : 43,5 cm (17 in.)<br><br>

Provenance :<br> -
Ancienne collection Josef Mueller, <br>n° d inventaire 1026-12, acquise avant 1939<br><br>

Rare sculpture féminine représentant un personnage féminin agenouillé, les jambes traitées, comme dans les oeuvres Luba, avec une grande souplesse. Le torse plein recouvert d une patine croûteuse est marqué d un ombilic circulaire, la lourde poitrine retombant vers les mains.<br><br> Celles-ci, ramenées à hauteur de la taille, sont schématiquement digitées et refermées, la main droite tenant un réceptacle. Les bras filiformes se raccordent à des épaules rondes. Surmontant le fessier, une large cavité dans laquelle s insérait une charge. Le visage déterminé est marqué d un regard où les orbites creuses sont gravées en champlevé d un iris en amande, la pupille percée recevant sans doute une décoration. Les oreilles se détachent de l ensemble, tout comme la coiffure, traitée en un volume unique. Sur les joues, des motifs incisés en étoile. Au cou, deux petits colliers.<br><br>
Il émane de cette rare représentation, presque davantage modelée que sculptée, une étonnante force.
Sous la statuette, une étiquette, Basonge, Baluba of Rhodesia (Fagg). Socle Inagaki.<br><br>

Note : <br> Luba Hemba - Werke unbekannter Meister, Museum für Völkerkunde, Frankfurt am Main, 1983, p. 90, fig. 67, une représentation stylistiquement apparentée.<br><br>
<br>Tête de reliquaire pour le Byeri Fang Ntoumou<br>
Gabon<br><br>

Bois, très belle et ancienne patine d usage, laquée et croûteuse,<br> suintante par endroits (au-dessus de l œil gauche)<br>
Hauteur : 21 cm<br><br>

Provenance : <br> - Ancienne collection Helena Rubinstein<br> -
Collection privée, Paris<br><br>

Visage humain au grand front bombé, le bas de la face dessine un cœur, la coiffe est composée d un diadème et d un couvre-nuque. Sous les arcades sourcilières les yeux sont en fort relief, le nez est court et droit. La bouche fermée faisant la moue se confond dans l ovale du menton prognathe. Au niveau des tempes sont sculptées les oreilles en demi-lune dédoublées, marquées d un tragus en demi-cercle et percées d un orifice pour tenir un ornement. Le cou puissant est cylindrique, il se prolongeait autrefois en un piquet de fixation. <br><br>Une ancienne inscription à la peinture blanche se devine à la base gauche du cou, peut-être une inscription de F.H. Lem qui fut le conseiller d Helena Rubinstein dans ses achats.<br><br>
 Magnifique tête Fang à la provenance prestigieuse, l équilibre des volumes composant la sculpture est remarquable. Les galbes de la coiffe, du front et du menton sont d une grande harmonie. De face, le visage semble renfermé sur lui-même, empreint de cette intériorité si particulière à l art Fang. La découpe du bandeau frontal est originale, elle prolonge et amplifie l admirable courbure du front bombé où se lisent encore les fines traces de l outil du sculpteur captant la lumière. Laquée sur la face, la patine se fait plus épaisse sur la coiffe, là où elle recevait les onctions rituelles d huiles et de matières sacrificielles. Dans les creux séparant le bandeau frontal du chignon couvre-nuque subsistent des traces de terre rouge de padouk dont étaient enduits les objets sacrés. Des morsures de rongeurs sont perceptibles au niveau des arcades sourcilières et au nez, là où se concentraient souvent l huile et le suintement résineux naturel de ces objets. L érosion visible au sommet de la coiffe, la teinte jaune du bois et sa texture, attestent la grande ancienneté de ce Byeri. S ajoutant à ses dimensions impressionnantes La bouche et sa moue caractéristique confèrent à ce rare objet une force étonnante <br><br>
<br>Statue féminine deble Senoufo<br>
Côte d\ Ivoire, région de Korhogo<br><br>
Bois dur, patine d\ usage ancienne<br>
Accidents et manques<br>
Hauteur : 115 cm<br><br>

Pilon de danse pour les rituels de la société initiatique du Poro.
Femme debout, les pieds à l\ origine reposant sur une haute base cylindrique aujourd\ hui en partie disparue.
La tête dolichocéphale au visage projeté en avant porte une coiffe en casque cimier symbolisant un animal doté de pouvoirs magiques : un caméléon.
<br><br>
Le visage concave en cœur est finement sculpté : les oreilles décollées, le front bombé, les sourcils arqués, les yeux clos, soulignés de scarifications obliques ; le nez long est légèrement recourbé, la bouche proéminente semble sourire.<br><br>
La lèvre inférieure porte un labret en applique sur le menton.<br><br>
Le cou long cylindrique émerge des épaules larges entre les seins pointus, le torse est élancé, épannelé à l\ abdomen proéminent. Les bras servant de prise sont écartés du buste ; les mains puissantes, schématisées, sont posées au pubis.<br>
Le sexe est délicatement incisé.<br><br>

Au dos est sculpté en aplat le sillon vertébral ; les hanches s\ évasent sur le fessier en pomme. <br>Les jambes ont les cuisses longues.<br><br>
La statue est décorée de belles scarifications aux joues et au maxillaire inférieur, et à l\ abdomen où elles dessinent de part et d\ autre de l\ ombilic un beau motif étoilé à quatre branches. <br><br>
Des bracelets sont sculptés aux bras et aux poignets, un pagne strié ceint les hanches.
La surface du bois est érodée à de nombreux endroits, la matière semblant presque fossilisée par l\ ancienneté.
<br><br>
De par sa construction et sa finesse, cette statue deble compte au nombre des œuvres majeures de l\ art Senoufo. <br><br>

Plusieurs exemplaires d\ un style approchant sont reproduits dans Robert Goldwater, Senufo Sculpture from West Africa, 1964, numéros 87 à 127 ; dans Arts de la Côte d\ Ivoire dans les collections du Musée Barbier-Mueller, Musée Barbier-Mueller, 1993, page 22, n°17, 18, et aussi dans Gottschalk, Senoufo, Massa et les statues du Poro, 2002, pages 84 à 180.<br><br>

Les Senoufo, répartis entre le nord de la Côte d\ Ivoire, le Mali et le Burkina Faso, sont un peuple d\ agriculteurs. Au cours des siècles, ils ont développé un art raffiné, au symbolisme lié à la terre et à la fécondité.<br><br>
Le monde Senoufo est régi par l\ importante société initiatique du Poro, associant les rites de passage et l\ enseignement ésotérique, dispensés de l\ enfance à l\ adolescence, puis à l\ âge adulte, en trois longs cycles de sept ans chacun. Ici, comme souvent en Afrique, la sculpture est l\ apanage de la caste des forgerons, maîtres de la matière. 
Ce sont eux qui réalisaient les masques et les statues, et tout particulièrement les deble, utilisés pour rythmer et scander les danses cérémonielles funéraires en frappant le sol d\ un espace sacré, le martèlement de la terre étant destiné à chasser les mauvais esprits. 
Les deble masculins représentent les Fodombele, membres de la caste des forgerons ; les sculptures féminines représentent leurs épouses : les potières, elles, souvent représentées tenant une boule d\ argile dans la main.
<br><br>
A l\ occasion des funérailles, les deble sont utilisés quatre fois : à l\ entrée de la maison du défunt le soir du décès, à l\ inhumation, le lendemain, et lors du sacrifice qui clôt la cérémonie des funérailles. Une autre utilisation du deble concerne le rite de passage des jeunes impétrants du Poro. Lors de cette cérémonie, les initiés sont disposés en ligne, chacun tenant des deux mains un deble dont il frappe en rythme le sol, invoquant en langue secrète l\ âme des défunts, réfugiée au cœur des ténèbres dans les entrailles de la terre, pour s\ en attirer la bienveillance.
La majeure partie des deble connus sont sortis dans les années 50-60, du pays Senoufo, à la suite des ravages iconoclastes causés par les campagnes d\ évangélisation d\ une nouvelle secte d\ origine malienne, le Massa (Holas, L\ art Senoufo, pages 26, 27, 176). 
<br><br>
Sous son impulsion un nombre considérable de sculptures fut livré aux flammes ; quelques-unes en réchappèrent qui parvinrent ainsi dans les collections publiques et privées. <br><br>
<br>Kongo / Yombe. <br>(Région du Bas-Zaïre, R.D. du Congo)<br><br>
Bois, clous de tapissier, verre. <br>H.: 36,2 cm<br><br>
Rare et superbe représentation d une mère à l enfant, dite Pfemba, assise en tailleur, l enfant allongé sur ses genoux en train de téter. Son corps est couvert de scarifications traditionnelles, et sa tête agrémentée d  une classique coiffure en forme de mitre très à la mode au 19° et au début du 20° siècle parmi les populations du Mayombe. <br><br>
Ce type de sculpture aurait été utilisé dans le cadre d un culte de fécondité , mais il y aurait aussi selon des recherches récentes, lieu de les lier au culte du Lemba, qui assurait le bon fonctionnement de nombreux aspects de la vie quotidienne, commerce, guérison , conflits divers.. <br><br>
L examen général du corpus des maternités P femba permet de constater le talent du grand maître sculpteur qui a exécuté cette oeuvre. En effet , au delà du fait que les représentations de l enfant en train de téter sont parmi les plus rare s , fort peu de ces mères à l enfant présentent un telle grâce générale, un aussi beau réseau de scarifications corporelles , principalement au niveau du dos, et une telle finesse naturaliste dans l expression du visage. Même le cloutage de la coiffure en forme de mitre peut être regardé comme un des plus réussis du genre. <br><br>
Cette oeuvre est tout à fait caractéristique du grand style classique Yombe classifié par Raoul Lehuard dans les sous styles K de son ouvrage " Art Bakongo Les centres de style " pp 554 à 598. Toutefois , même au sein de ce groupe, le traitement de son visage témoigne d une finesse et d un naturalisme remarquables qui ne sont pas sans évoquer le modelé spécifique des oeuvres attribuées au Maître de Kasadi ou à son atelier, comme si l artiste était ici parve nu à une parfaite synthèse de deux des styles majeurs de la statuaire Yombe. <br><br>
Cf.: R. Lehuard. " Les Phemba du Mayombe " Arnouville 1977 <br>
R. Lehuard. " Art Bakongo Les centres de style " Arnouville 1989 <br>
W.MacGaffey.in " Trésors d Afrique - Musée de Tervuren " 1995<br><br>
<br>Tambour à fente Fang <br>

Région de M bdonzok, Gabon<br><br>

De forme cylindrique, percé à l arrière d une longue fente verticale, surmonté d un torse de statue typique, les bras repliés devant le torse et tenant une flûte, le visage au modèle souple, la bouche fine, le nez droit, les yeux en amande insérés de disques de laiton, une belle coiffure striée avec deux ailes latérales, un tenon partant du bord du tambour et rejoignant le sommet de la nuque. <br><br>Un cachet de plomb des douanes françaises attaché au tenon, des rangées de bandes de laiton décorant le corps du tambour, belle patine cirée. Un n° HR 153 (Helena Rubinstein) au crayon noir dans la fente du tambour, un second n° N225 en gros caractères blancs en bas du tambour, n° d inventaire Ratton 6689 sur le côté, un n° HR153 barré sous le tambour.<br><br>
Hauteur : 37,5 cm<br><br>

Provenance :<br> 
- Ancienne Collection Allemande (objet collecté au Cameroun avant la fin de la première guerre mondiale dans la région de “M bdonzock” soit Ngongzok ou Nkongzok, village à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Mbalmayo dans l ancienne colonie du Cameroun allemand.<br>
- Charles Ratton, Paris, 1930-1934.<br>
- Helena Rubinstein Paris, 1934-1966.<br>
- Louis Carré, Paris, 1967-1977.<br>
- Olga Carré née Burel. Bazoches-sur-Guyonne, 1977-2002.<br><br>

Expositions :<br>
- Paris, Villa Guibert, Sculptures et objets ; Afrique noire, Amérique Ancienne.<br>
- Polynésie et Mélanésie, exposition de pièces provenant de la Collection Louis Carré et celle de Charles Ratton, 6-20 juillet 1933.<br><br>

Bibliographie :<br>
- José Cossio-Pijoan, Summa artis. Madrid, 1931, vol. 1, p. 220, fig. 293.<br>
- Parke-Bernet, The Helena Rubinstein Collection of African Art. New-York, 21 avril 1966, lot 218.<br><br>
<br>Couple d ancêtres Baoule<br>
Côte d Ivoire<br><br>

Bois, patine d usage <br>

Hauteur : 51 cm (20 in.)
<br><br>
Provenance :<br>
- Ancienne collection Bernard et Bertrand Bottet<br>
- Vente Christie s, Paris, 15 juin 2002, n° 247, reproduit<br><br>

Assis sur un tabouret traditionnel à découpe géométrique, les deux personnages sont de face, l homme tenant la femme par le cou. Les figurines ont des formes élancées couvertes d une épaisse patine croûteuse sacrificielle laissant par endroits affleurer la veine brun clair du bois. La femme porte une coiffe à chignon pointu vertical et longues nattes tressées tombant sur la nuque ; son visage large au front bombé est scarifié aux joues, les oreilles sont percées pour porter des ornements, les traits sont sereins, le regard baissé, le nez droit et fin, la bouche petite en carré. Le visage de l homme présente les mêmes traits bien que la face soit plus large, bordé d un collier de barbe terminé au menton par une pendeloque ; sa coiffe à large bandeau transversal et chignons trilobés est ornée en frontal d une frise de triangles. Le cou et le buste de la femme sont sculptés en relief de tatouages géométriques, dont une triple chaîne rejoignant l abdomen à l ombilic saillant. L ornementation de l homme est plus sobre : il porte, en relief, au cou un collier, et au buste, deux cordons scapulaires. Trois carrés décorent les reins. Les extrémités sont fines et longues, les sexes bien marqués. Au dos, des creux indiquent le sillon vertébral plongeant dans les fessiers rebondis.
<br><br>
Cette magnifique représentation du couple réunit tous les critères de la sculpture Baoulé. Les visages sont sculptés comme des masques, conférant au groupe un mystère et un hiératisme inusités. La finesse du travail est remarquable tant dans la précision des traits et des détails ornementaux, que dans l élongation élégante des membres. Tout, dans cette sculpture exprime la sérénité et la force. La patine sacrificielle dont est enduite la surface montre que cet objet était honoré fréquemment par de nombreuses offrandes d aliments.<br><br>
Note : <br> Selon Susan M. Vogel, Yale, 1997, p. 222, ces statues pourraient être des objets de culte appartenant à un devin. Rares sont les exemplaires connus taillés dans une seule pièce de bois comme celui-ci. Le Musée de l Université de l Iowa en possède un, reproduit p. 223 dans l ouvrage de Susan M. Vogel.<br><br>
<br>Superbe plaque en alliage de cuivre 

<br>Bénin, Nigéria<br><br>

Représentant en ronde-bosse un haut dignitaire royal debout, la tête modelée dans le style des masques pendentifs de la “première période” avec une bouche finement détaillée, un nez parfaitement dessiné et une coiffure faite de rangées de petites tresses, une plume plantée au-dessus de l oreille gauche, le visage encadré par deux fines tresses tombant sur les épaules, le torse nu. Une jupe traditionnelle couvrant le bas du corps attachée par une large bandoulière à floches, la main gauche tenant un sceptre hochet, une épée attachée à la hanche, des bracelets aux poignets et des chevillières aux pieds, un élégant pendentif ovale autour du cou, le fond de la plaque décoré du motif traditionnel floral à quatre pétales appelés “ebeame” (“feuille de rivière”), deux rangées verticales de trois rosettes “owen iba ede ku” (le soleil ne rate jamais une journée) décorant les bords, les rebords pliés et gravés d entrelacs.<br>
50 x 34,5 cm<br><br>

Provenance :<br>
- Récolté le 2 février 1897 par George W. Neville, membre civile de l expédition punitive britannique lors de la mise à sac du Palais Royal et de ses dépendances Messr. Forster Auctions Rooms. A catalogue of the Highly. Importants Bronzes, Ivory and Wood Carvings from the Walled City of Bénin. West Africa, Londres, 1er mai 1930, lot n° 39 (105 livres).<br>
- Charles Ratton, Paris, 1930-1932.<br>
- Bacri Frères, Antiquaires. Paris, 1932-1936.<br>
- Louis Carré, paris, 1936-1977 <br>(en dépôt à New York aux M. Knoedler & Co. Galeries au cours des années 1940).<br>
- Olga Carré née Burel, Bazoches-sur-Guyonne, 1977-2002).<br><br>

Expositions :<br>
- Paris, Musée d Ethnographie, Palais du Trocadéro. Exposition de bronzes et ivoires du royaume de Bénin, 15 juin-15 juillet 1932.<br>
- New York, Gallery H. F. Sachs, African Bronzes from Ifé and Bénin, 11 novembre-6 décembre 1941.<br>
- Baltimore. The Baltimore Museum of Art, An Exhibition of African Art, 1er novembre-24 novembre 1946.<br>
- L Isle-sur-la-Sorgue, Centre Xavier Battini, Galerie Louis Carré, Histoire et Actualité, 11 mars-11 juin 2000.<br><br>

Bibliographie :<br>
- José Cossio-Pijoan, Summa Arts. Madrid, 1931, vol. 1, p. 220, fig. 293.<br>
- Charles Ratton. Exposition de bronzes et ivoires du royaume de Bénin, Paris, musée d ethnographie, Palais du Trocadéro, 1932, n° 2.<br>
- James J. Sweeney, African Bronzes from Ifé and Bénin. New York, n° 8, illustré.<br><br>
<br>Masque Mukuyé, Punu
Gabon<br><br>

Bois mi-dur, pigments<br>
Accidents d usage<br>

Hauteur : 26 cm ( 10 1/4 in.)<br><br>

Provenance :<br>
- Sir Kenneth Clark, the Hon, Saltwood Castle, Kent, <br>acquis au milieu du 19è siècle<br>
- Alan Clark, vente Sotheby s, Londres, 12 juillet 1977, n° 161<br>
- Ancienne collection Hubert Goldet, vente Ricqlès, Paris, 30 juin - 1er juillet 2001, n° 278, reproduit<br><br>

Exposition :<br>
- Art of Primitive Peoples, Berkeley Galleries, juin-juillet 1945, n° 43<br>
- Masterpieces of the People s republic of the Congo, New York, The African-American Institute, 25 septembre 1980 - 24 janvier 1981, p.38, n° 44<br>
- Africa-Capolavori da un continente, Turin, Galleria d Arte Moderna, 2 octobre 2003 - 15 février 2004, p. 237, fig. 3.73
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Bibliographie :<br>
- Louis Perrois, Arts du Gabon, Editions Arts d Afrique Noire, 1979, n° 262<br>
- L Œil, n° 321, avril 1982, article d André Fourquet, Chefs-d œuvre de l Afrique : Les masques Pounou, p.56, n° 7<br>
- Statuaire de l Afrique noire, ABC Collection, numéro hors-série, janvier 1979, p.59<br>
- Ezio Bassani, Africa-Capolavori da un continente, Artificio Skira, 2003, p. 237, fig. 3.73<br><br>
<br>Exceptionnel buste de reine ou de déesse <br><br>

Diorite<br>
Égypte, Époque Ptolémaïque, Ier siècle av. J.-C.<br>
H. : 47 cm<br><br>

Inédit jusqu\ à aujourd\ hui, un buste de reine, ou de déesse égyptienne, d\ époque ptolémaïque (332-30 av. J.-C.), sera présenté le 17 janvier prochain. Provenant de la collection d\ un Gouverneur de la Banque Nationale de Roumanie, Dumitru Burileanu (1878-1954), et acquis auprès de celui-ci dans les années 1940, il est resté depuis dans la descendance familiale.<br><br>
Cette reine, ou déesse, sculptée dans de la diorite noire présente toutes les caractéristiques d\ une époque où les canons plurimillénaires égyptiens s\ harmonisent subtilement avec quelques immixtions de tradition grecque.
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En 332 av. J.-C., Alexandre le Grand libère l\ Egypte des Perses qui avaient envahi le royaume. L\ un de ses généraux, Ptolémée Soter, est proclamé pharaon en 305 av. J.-C. ; il est à l\ origine de la dynastie lagide (du nom de son père, Lagos) dont la dernière reine est la célèbre Cléopatre. Durant ces trois siècles, les souverains, désireux d\ apparaître devant leurs nouveaux sujets comme les derniers rois indigènes, sont conduits à se faire représenter selon les traditions ancestrales. Ces créations font références aux œuvres anciennes de Basse Epoque avec l\ ajout de quelques détails stylistiques grecs.
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Une des caractéristiques de la statuaire de cette époque, est le contraste entre certaines parties parfaitement polies (le visage, le corps) et d\ autres qui ne le sont pas (la coiffure). La diorite offre la possibilité d\ obtenir ces deux effets.<br><br>
La femme, omniprésente dans l\ art égyptien, se trouve là exacerbée par une sensualité des formes ; l\ érotisme est suggéré par la taille fine mise en valeur par un vêtement moulant à peine discernable dont seule l\ extrémité est apparente, dégageant ainsi une poitrine généreuse.<br><br>
La coiffure, typiquement égyptienne, se compose de la classique perruque tripartite, couverte d\ une dépouille de vautour, insigne des reines et des déesses ; seule, la frange de courtes mèches, trahit la mode hellénique. Le tenon sommital permettait la fixation d\ une couronne.<br><br>

La sculpture royale de cette époque est le plus souvent idéalisée ; en l\ absence d\ inscription, il est difficile d\ identifier un monarque d\ un autre, d\ autant plus que ces œuvres pouvaient être retravaillées ou réutilisées. Il en est de même pour les reines et les déesses, dont les attributs et les coiffures étaient identiques.<br><br>

Cette statue témoigne de la dernière phase artistique pharaonique, dont les canons plusieurs fois millénaires se sont transmis de générations en générations. Même si certains éléments paraissent empruntés à la tradition grecque, elle est d\ un style indéniablement égyptien qui n\ a jamais eu besoin de quelconques influences pour évoluer et créer les chefs-d\ œuvre que nous connaissons.
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Cette oeuvre sera présentée, <br> en collaboration avec PIERRE BERGÉ & ASSOCIÉS <br><br>
<br>STATUE DE SESOSTRIS III<br><br>
Le pharaon, vêtu de la " Chendjit " (pagne royal) plissée dont la ceinture porte son cartouche, est assis sur un trône à haut dosseret carré. 
Il pose les mains sur les cuisses, l une à plat, l autre refermée sur l étoffe roulée. <br>
Le " Némès " dont il est coiffé,<br> est orné de l Uraeus et laisse apparaître les oreilles. <br>
Sur sa poitrine est suspendue une amulette en forme de double coquille insérée dans un collier à perles tubulaires. Une queue de taureau ( attribut de la fête Sed) pend entre ses jambes.<br><br>
Le roi est représenté dans la force de l âge. On sent qu il a atteint le point d équilibre de son existence : il ne présente pas encore les traces d amertume et de désillusion qui frappent dans ses portraits le montrant plus âgé, mais il exprime une maîtrise de soi, une énergie contenue et une sérénité impressionnantes.<br><br>
Malgré sa grandeur, Sésostris paraît seul, souffrant peut-être d un pouvoir qui l isole, exprimant en tous cas une humanité qui nous touche.<br><br>
Au-delà de la pose conventionnelle et de la représentation idéalisée du monarque, on est sensible aux traits individualisés qui rendent cette sculpture proche de nous : pommettes hautes, sillons autour du nez et modelé réaliste de la musculature; le corps vigoureux, l harmonie des proportions et la finesse des détails illustrent parfaitement la qualité de l exécution. <br><br>

Remarques :<br> Cette sculpture comportait deux bandes d  hiéroglyphes gravées à une date récente, sans doute dans le but naïf "d  enrichir" une statue qui n  en avait nul besoin. Situées sur le socle, de part et d  autre des pieds, elles ont été effacées par polissage (il en subsiste des traces). 
De facture très grossière, apposées par un épigraphe malhabile, ces inscriptions ont eu un résultat totalement contraire à l effet recherché et ont pu modifier l approche de l oeuvre. 
Pour ma part, ces hiéroglyphes tranchant totalement avec la maîtrise exceptionnelle de l ensemble de la sculpture, ne sauraient remettre en causel authenticité de l  objet.Une statue de qualité comparable, représentant Khénémet-néfer-hedjet-ouret, mère de Sésostris III, a été acquise récemment, par le musée du Louvre. 
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Granodiorite.<br>
Egypte. Moyen Empire (XIIème dynastie, 1878-1843 av. J.C.)<br>Repolissage partiel.<br>Ht. 57 cm ; Prof.37 cm ; Larg. 21 cm.<br>(Collection particulière, Succession de Mr. H.E.)<br><br>

Estimation sur demande <br><br>
 <br>Chaouabti portant les instruments aratoires peints, <br>le némès strié et le collier ousekh. <br>Ses poignets sont ceints de bracelets cloisonnés. <br>Au dos, un sac à grain tombe sur son épaule gauche. <br>Il est inscrit sur 7 lignes (deux manquent) au nom de Séthi 1er avec les deux cartouches, «Neb-Mât-Ré» et «Osiris, fils de Ré, Séthi aimé de Ptah». <br><br>Le texte provenant du chapitre VI du Livre des Morts indique: <br>1: Le sehedj, l'Osiris, le roi, le seigneur du double pays, Menmâatré juste de voix, il dit Ô <br>2: ces shabtis, s'il on dénombre, s'il on décompte, <br>3: l'Osiris, le fils de Ré, Séthi, aimé de Ptah juste de voix <br>4: le monde des morts, faire croître les champs, irriguer <br>5: les bergers, transporter le sable d'Est en Ouest, <br>6: eh bien ! L'embarras t'en seras infligé<br> 7: comme un homme à ses tâches, s'il on <br>8:..... 9:..... <br><br>Faïence bleue à rehauts noirs. Pieds manquants Egypte, tombe de Séthi 1er dans la Vallée des Rois n° VR 17, règne de Séthi 1er, 1294-1279 av. J.-C. H: 22,9 cm Voir les reproductions et les détails pages 23 à 27 <br><br>Bibliographie: <br>Cité dans J.F Aubert et L. Aubert, Statuettes égyptiennes, Paris, 1974, p 78-79 Acheté le 4 décembre 1972 en vente aux enchères chez Sotheby's Londres. Ancienne collection de Somerset Lowry Corry, 2ème comte de Belmore (1774-1841) financier de Belzoni découvreur de la tombe de Séthi 1er La tombe de Séthi 1er fut découverte dans la vallée des rois en 1817, par Belzoni (tombe VR 17). <br><br>Sa momie a été retrouvée à elle à Deir el Bahari dans la première cachette, rassemblée avec les autres pharaons de la vallée des Rois. Les oushebti ne portent jamais la barbe postiche. Ceux en faïence sont les plus beaux réalisés pour le pharaon. Ils sont moulés dans une céramique siliceuse bleue couverte d'une vitrification dense et brillante aux détails peints en noir. Certains arborent l'uraeus et possèdent des outils modelés. <br><br>Une autre série également en faïence se différencie par une plus petite taille et une exécution plus sommaire. Enfin une série plus nombreuse rassemble les exemplaires en bois. Ils ont une silhouette allongée et un visage peu expressif. Il porte la perruque tripartite et aucun outil. En effet, dans la tombe de Séthi, des petites houes et des paniers miniatures ont été produits séparément. Séthi 1er a probablement aussi fait des dépôts d'oushebti dans les temples funéraires de Memphis et d'Abydos. Le corpus de ce très rare chaouabti se restreint à six autres exemplaires similaires qui se trouvent conservés dans des musées: Le British Museum à Londres (BM EA 22818), Le musée du Louvre à Paris (N 472), Le Metropolitan Museum de New York (26.7.219), Le musée de Bologne (KS 2056) et l'Ashmoleum Museum à Oxford (AM 1952.445) et un fragment au musée Champollion à Figeac (Louvre N 652).<br><br>